Soupe et vin : association raisonnable ou hérésie gastronomique ?
En France, la tradition veut que le vin accompagne volontiers viandes, fromages ou plats mijotés. La soupe, quant à elle, pâtit parfois de l’image d’un plat d’enfance simple, peu frotté d’étiquette, réservé au début ou à la fin du repas. Cette habitude s’est forgée dans un contexte où la soupe constituait souvent la base (voire l’intégralité) du dîner : le vin, alors, restait associé aux mets "solides" et festifs (cf. INA, "La soupe autrefois et aujourd’hui").
Pourtant, dans les restaurants gastronomiques, l’accord vin-soupe n’est pas rare. On observe même un retour de ces associations dans la cuisine fine depuis les années 2000, sous l'impulsion de chefs comme Jean Sulpice ou Philippe Etchebest, qui n’hésitent plus à proposer un verre de vin précis en accompagnement d’un bouillon ou d’une crème (source : France Inter, "La soupe, nouvelle star… au restaurant", 2022).